6 jours de France 2016 – Tout à une fin, pour mieux recommencer…

Voilà le temps du bilan de ces six jours de France.

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Quel plaisir de revoir la famille des ultra-marathoniens. Elle est petite mais elle a un gros coeur.

 

Durant les semaines qui ont précédé le 6 jours, ma préparation n’avait pas été au niveau souhaité. Je n’avais pas cumulé autant de km que voulu. C’est donc avec une prépa en demi-teinte que je me suis présenté sur cette épreuve que je sais exigente.

 

J’avais prévu trois paires de chaussures en différentes pointures afin d’adapter les paires aux gonflements et bobos des pieds :

-Skechers Forza en 44,

-Skechers Forza en 44.5,

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-Skechers Gorun Ride en 44.

 

Les Forza m’avaient été gracieusement fournies par mon partenaire Skechers France (Merci Lucy !).

 

J’avais prévu de la nourriture végétalienne, pour deux jours. Il est impossible de gérer plus de stocks lorsque l’on ne dispose pas d’une assistance.

Je disposais également d’un stock d’infusions Herbalist citron et hibiscus (Merci Caroline !!!). Parfaites chaudes ou froides, elles m’ont permis de casser un peu le train-train des produits trouvés sur le ravitaillement des 6 jours. J’avoue avoir eu plus d’attrait pour la version citron.

Enfin, j’avais pris des patchs et des flacons de spiruline liquide de Natura4Ever.

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Arrivé sur le site de Privas 07, samedi dans l’après-midi. Après une installation de la tente (Merci Sébastien pour le prêt) en extérieur, je me ravise et installe mon couchage en intérieur. La météo ne s’annonce pas des plus clémente et j’ai peur de vivre dans une humidité importante durant 6 jours.

Couchage installé en intérieur, sur un cours de tennis adapté à la réception des coureurs. La préparation de repas est interdite à cet endroit, cela ne m’aide pas.

Matériel préparé, une première nuit, avec un bon gros dodo se déroule sans problème.

La journée du dimanche passe vite et l’on se retrouve tous à 14h00 pour le briefing de la course animé par Gérard Cain, le patron.

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Fin du briefing et changement de tenue. On se métamorphose tous en sportif.

Vu le circuit, les cailloux et la poussière, je mets des guêtres basses pour éviter les entrées inoportunes dans les chaussures.

Les premiers jours, le temps n’est pas au top. Il fait humide et il pleut, parfois des averses impressionnantes.

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Afin de préserver une partie du parcours, l’organisation réduit la longueur du circuit. Au lieu de courir sur 1025 m, nous avons droit à 665 m. Tourner comme un hamster dans sa roue prend tout son sens.

 

L’humidité générale entraîne des plis sur la peau des pieds… C’est souvent l’assurance d’une ou de plusieurs ampoules. Je sauve les meubles. Une ampoule interne qui commençait à arriver sèchera avec l’arrivée du beau temps. Ouf !!!

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Les guêtres jouent bien leur rôle mais, la fermeture appuie légèrement sur mes tendons. Je ne le sens pas jusqu’au moment où l’inflammation se montre. J’ai un gonfement au dessus-de la malléole extérieure droite.

Ce gonflement tend ma chaussette qui se met à jouer avec le releveur droit.

Je coupe la chaussette pour libérer le tendon et je modifie les guêtres. Je les remplace par du système D. Un buff à chaque cheville tenu aux chaussures par deux épingles à nourrice. Ce n’est peut-être pas génial mais c’est efficace. Aucune pression sur les tendons et les cailloux sont tenus en respect.

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Le premier jour, je parcours 130 km. Cela me satisfait mais les deuxièmes et troisièmes jours, des douleurs musculaires aux jambes vont me bouffer une partie des 30 km gagnés. Du coup, après 48 h, je me trouve à 215 km et après 72 h, à un peu plus de 300. Je fais un usage important des patchs anti-douleurs. C’est vraiment un bon produit qui évite tout anti-inflammatoire.

Lors des sommeils, de violentes douleurs nerveuses viennent irradier les jambes et je me réveille souvent trempé. Le corps se régule et il le fait à fond. Du coup, on le sent bien passer…

Je ne suis pas le seul dans ce cas. François-Xavier m’indique qu’il était à la limite de pleurer tellement la douleur était intense.

Avancer coûte que coûte fait mal. Il faut un temps d’adaptation. C’est à ce moment là que le six jours commence.

Le quatrième jour, tout va se débloquer. Je dors plus facilement mais des sommeils courts (environ 3/4 h en deux fois). Les nuits sont fraiches et me vont davantage. Je me fais plaisir et je parcours 60 km la nuit. Je ne perds plus de kilomètres, ça fait du bien au moral lorsque la machine avance. Je mange, je bois, de tout…

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Je dois préciser qu’à la fin du troisième jour j’ai pris l’option de passer d’un mode alimentaire végétalien à végétarien.

Mon stock était en rupture et l’offre proposée ne permettait pas de s’alimenter végétalien tout en gardant des performances satisfaisantes. Il me restait de la boisson Herbalist et de la spiruline liquide que je prenais régulièrement, mais il faut pas mal de solide pour avancer.

Il fallait faire un choix, casser pour cause d’apport alimentaire insuffisant ou modifier en restant végé mais tenir sur la distance.

J’ai fait le choix de ma survie en mode sportif. Cela peut déplaire et à dire vrai, je m’en moque.

Nobody’s perfect !

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En milieu d’épreuve, il fait beau. Les journées sont ensoleillées mais les nuits sont très fraîches et l’aube glaciale.

La piste est ouverte dans sa globalité et nous parcourons maintenant 1025 m de distance à chaque tour. Le premier tour paraîtra d’ailleurs interminable 🙂

Quelques frottements sont apparus dans les chaussures, les Forza. Je pense que cela a été dû au drop. Une inclinaison de 8 mm amène plus de contraintes sur l’avant-pied. Les orteils avancent dans les chaussures et le coussinet en prend pour son grade.

Je décide de sortir l’arme ultime qui est une chaussure extraordinaire : la Gorun Ride de Skechers.

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En pointure 44, pour être encore plus à l’aise, j’enlève la semelle première de propreté qui met en évidence une autre vraie semelle. Ainsi elle s’adapte pour plus de confort. Je vire ladite semelle et me retrouve avec une chaussure de 4mm de drop avec un chaussant très agréable et une toe-box plutôt accueillante.

Les premières foulées sont “tape-cul” mais je retrouve le plaisir de courir sans avoir les pieds en feu.

Je vais terminer l’épreuve avec les Ride, tellement c’était bon !

Cette chaussure, avec semelle en EVA est très souple. Contrairement aux autres marques, elle n’exerce aucune contrainte sur le pied. C’est un plaisir que j’avais déjà ressenti lors de mon challenge tapis de 214 km.

C’est une chaussure universelle. Petite ou grande distance, elle est toujours là et toujours agréable malgré l’arrivée de graviers dans l’habitacle. J’ai viré les buff qui me servaient de guêtres. Au bout d’un moment, le tissu n’était plus au top. J’ai d’ailleurs vu des modèles de guêtres très intéressants sur internet (marque Dirty Girl Gaiters) très adaptés. Il y avait, sur le 6 jours, certains coureurs avec ces modèles.

 

Ainsi, je termine les six jours de France en 20ème place avec une marque à 618 km et des pieds plutôt en bon état (deux petites ampoules que j’avais décidé de ne pas traiter, leur présence étant supportable).

Je suis satisfait, vu ma préparation mais je sais que j’ai fait quelques erreurs et qui ont rogné mon kilométrage.

L’année prochaine, je remets le couvert, erreurs en moins.

 

Cette épreuve, à laquelle j’ai participé pour la troisième fois, est toujours un moment unique où rien n’existe plus.

On est tous là, on se connait, on se rencontre (Karine, Xavier, etcv…), on se retrouve (Jean-Louis, Lapinou, L’Bagnard, etc…), on parle, on se motive, on se cherche, on vit…

C’est une épreuve hors norme. Un moment hors du temps. Un moment pour soi.

Merci à tous !

Merci pour vos soutiens !

Merci pour votre aide  (Skechers, Herbalist, Natura4ever),

Merci pour les messages !

 

Merci aussi à mon corps sans qui tout cela n’aurait pas été possible !

 

Comme je le dis, on peut aller très loin, toujours plus loin.

Les seules limites étant celles que l’on s’impose.

 

Alors ? Votre premier 6 jours ? C’est pour quand ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 Replies to “6 jours de France 2016 – Tout à une fin, pour mieux recommencer…”

  1. Un grand bravo Régis! Plus de 600 km c’est impensable, je serai déjà content le jour ou j’approcherai de la distance marathon.
    Plant power \/

    1. Merci Fabien.
      Tout vient à point à qui sait attendre comme dirait l’autre.
      Le corps est capable de beaucoup de choses :
      Un mental fort et le corps obéit, un mental faible et le corps ordonne.

      Je te souhaite de prendre du plaisir en courant (et ailleurs aussi 🙂
      Encore merci à toi !

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